Sydney a toujours attiré nombre d’expatriés français en quête du rêve australien. Ville comospolite par excellence, la qualité de vie y est prisée : sa proximité avec les plages de surf (Menly et Bondi pour les plus réputées) en font l’une des villes les plus agréables d’Australie.

Premier port du pays et principale ville d’Australie avec 5,5 millions d’habitants, Sydney est située sur l’océan Pacifique.

C’est dans le quartier historique que s’est développé le quartier des affaires plus communémment appelé CBD ou la City qui concentre l’activité économique. La City demeure le premier centre financier d’Océanie.

Les nombreux gratte-ciels abritent les sièges des plus grandes sociétés.

Construite en 1993 pour près de 185 millions, la Governor Philip Tower mesure pas moins de 227 mètres et comporte 64 étages. Au total, le bâtiment compte 55.000 m² de bureaux.

Parmi les entreprises qui ont établi leur siège dans la tour, on retrouve les sociétés Goldman Sachs australie et ABN Amro Finances.

Malgré ses nombreux buildings, la City a su conservé son authenticité et les traces de sa longue histoire.
Au pied des gratte-ciel, trônent encore des églises et vieux immeubles aux couleurs bigarrées et au style européen, vestiges architecturaux qui font la fierté de ses habitants. Ils rappellent que la ville a été fondée en 1788 par des colons venus du vieux continent.

Sur les vitres d’un gratte-ciel, se reflète la Sydney Tower. Du haut de ses 305 m, c’est le deuxième édifice le plus élevé de l’hémisphère sud, derrière la Sky Tower d’Auckland (Nouvelle Zélande) Bien que située en plein coeur du centre d’affaires, cette tour est avant tout une attraction pour les touristes.

Mondialement connu et symbole de la ville, l’Opéra de Sydney a été construit entre 1957 et 1973. Il fallut près de quatorze ans pour que le projet de l’architecte danois Jorn Utzon voit le jour. L’opéra dispose de 5.100 places, est composé de 6.225 m² de verre et de 645 km de câbles électriques. Situé à l’extrêmité de la City, il évoque les voiles d’un immense navire ou selon les interprétations un coquillage.

Deuxième attraction de la ville et non des moindres, le monorail circule au pied des bureaux d’affaires. Entré en activité en 1988, ce métro aérien comporte huit stations et s’étend sur près de quatre kilomètres.

Il dessert les principaux points centraux de la ville.

Le soir, à la sortie des bureaux, touristes et hommes d’affaires en costume, la cravate dans la poche déambulent sur Darling Harbour, le long des docks historiques de la ville, bordant la mer. Les bars affluent, la bière coule à flots dans une ambiance festive.

Pour Bertrand Tallandier, installé depuis plus de six ans à Sydney, «la journée commence tôt par rapport aux « standards » parisiens, puisque je suis au bureau vers 8 heures comme la plupart de mes collègues. Il peut arriver parfois, que l’on doive démarrer aux alentours de 6 heures du matin. En raison de certains décalages horaires quand on travaille avec des clients étrangers. Le rythme de travail est soutenu pendant la journée, sans temps mort. Les bureaux commencent à se vider vers 17h, et sont totalement déserts à 18h30. La pause déjeuner est courte, rarement une heure, où chacun emmène son repas souvent composé de sandwich et de salades » confie Bertrand.

Marié à une Australienne et père de deux enfants, Bertrand Tallandier ne regrette pas son choix et ne retournerait pour rien au monde dans la grisaille parisienne.

« J’ai trouvé içi un certain équilibre, une qualité de vie sans nulle autre pareille. J’aime l’environnement. Sydney et ses banlieues sont propres et bien entretenues. Il n’y a pas de panneaux publicitaires le long des routes, peu de tags sauvages. La végétation est magnifique et les premiers parcs naturels sont à 10 km du centre ville. La baie, son ferry, son métro et ses multiples embarcadères sont superbes. J’aime aussi le climat. Ni trop chaud, ni trop froid. Et même si la vie est bien plus chère qu’en Europe, mon avenir est aujourd’hui en Australie».

Une certaine idée du paradis en somme.

Texte et photos Pierre MARCHAL